Historical Day in Catalonia

The 129th President of Catalan Government, Mr Artur Mas, signed today a Consult Decree (with a symbolic number: 129/2014) on Catalan independence. The Mas Administration started an institutional campaign in order to promote a high participation next November 9th. . Here you have the video:

http://www.youtube.com/watch?v=cGPb9UfFAQQ

At the same time, the Catalan Government opened a website with all the information about the Consult and the rules for voting.

After signing the decree that sets the Consult, Mr President Artur Mas offered a press conference at the Government Palace (The Generalitat) in three languages (Catalan, Spanish and English). This is the video:

 

Why does Catalonia want to become independent?

Vídeo

Catalogne, le mirage de l’indépendance?, par Stéphane Pelletier

 

ImatgeDans le tumulte de la crise économique et sociale qui frappe l’Espagne depuis 2008, et alors que le pays vivait dans les préparatifs de la grève générale du 29 mars, la nouvelle est passée quasi inaperçue dans les médias espagnols. Artur Mas, le fringant président à la tête de la generalitat (le gouvernement autonome de Catalogne) depuis décembre 2010, a déclaré faire de l’indépendance de sa région un objectif politique. A l’occasion de son 16e congrès, Convergence démocratique de Catalogne (CDC), la formation politique dont Artur Mas est le leader, a décidé de lutter pour la création de son propre Etat, affirmant sans ambages sa vocation indépendantiste.

Il est vrai qu’il flotte dans l’air de cette communauté autonome parmi les plus riches d’Espagne – et qui assure 20 % du PIB national – un parfum d’indépendance de plus en plus entêtant. CDC vient de franchir un cap et ce changement de stratégie politique d’une formation jusqu’ici plutôt modérée ne peut se comprendre qu’à la lumière des soubresauts et revirements divers liés à l’approbation du nouveau statut d’autonomie voté en 2005 par le parlement catalan (ratifié par 75 % des électeurs catalans lors d’un référendum) et en 2006 par la Chambre des députés espagnole. Le Parti populaire, alors dans l’opposition, avait déposé plusieurs recours d’inconstitutionnalité contre ce texte auprès du Tribunal constitutionnel qui l’avait finalement raboté, en refusant le concept de nation catalane.

En réaction à l’amputation de leur statut, plus d’un million de Catalans avaient manifesté à Barcelone en juillet 2010 aux cris de «Vive la Catalogne libre», voire en proférant des slogans anti-Espagnols tels que «L’Espagne, dehors !». Que le sentiment indépendantiste gagne du terrain ne fait aucun doute, on peut même parler d’un virage de la société catalane. Tous les sondages et enquêtes d’opinion vont dans ce sens : sur les 7,5 millions d’habitants de cette région, entre 30 et 50 % déclarent souhaiter ardemment que la Catalogne devienne un Etat de droit indépendant au sein de l’Union européenne.

Le modèle d’une Catalogne arc-boutée contre l’Espagne est entré en crise depuis plus d’une décennie et les liens avec Madrid ne cessent de se distendre. La question qui ne manque pas de se poser est : jusqu’où ira cette distension ? Depuis le début de la crise, nombre de Catalans sont devenus indépendantistes pour des raisons économiques car ils souhaitent bénéficier d’une réelle autonomie fiscale à l’instar du Pays basque, seule autonomie à collecter directement ses impôts.

L’affirmation du «fait différentiel» au plan culturel (la Catalogne n’est pas l’Espagne, sa langue, son histoire et sa culture ne sont pas les mêmes, etc.) ne date pas d’hier mais le fait nouveau c’est que les secteurs modérés du catalanisme politique assument désormais ouvertement leurs intentions indépendantistes en les articulant à une critique acerbe de la redistribution interrégionale des richesses dans le pays. Les Catalans payeraient trop et l’Espagne, cette marâtre, ne leur reverserait que trop peu en contrepartie. La logique nationaliste, et indépendantiste a fortiori, conduit à récuser la logique de l’égalité des régimes d’autonomie.

C’est bien parce que le sentiment d’une saignée pratiquée par Madrid sur son économie progresse parmi la population catalane que le discours indépendantiste peut s’affirmer au sein de certains partis politiques nationalistes. La récupération politique de l’indépendantisme par une partie du centre droit au pouvoir en Catalogne (grâce à une série de pactes conclus avec le Parti populaire) prend en compte une réalité tangible, le rêve que caressent plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions de Catalans, d’une nation indépendante. Comparaison n’est pas raison mais on pense aux tensions qui existent en Belgique entre Flamands et Wallons ou à la tentation indépendantiste qui traverse l’Ecosse. Toutefois, l’horizon d’une Catalogne indépendante semble lointain et Artur Mas et consorts entretiennent une ambiguïté toute politique en ne prenant aucune mesure concrète qui consisterait à fixer un calendrier pour organiser l’autodétermination. Autonomiste le jour, indépendantiste la nuit en quelque sorte. Mais la politique ne se vit-elle pas autant dans le rêve que dans le réel ?

Enfin et surtout, l’urgence pour la Catalogne repose sur la réduction de son important déficit et la sévère politique d’austérité menée par la generalitat d’Artur Mas occupe davantage les esprits des Catalans qu’une hypothétique indépendance. En cela, la Catalogne ne diffère guère des seize autres communautés autonomes d’Espagne et son sort reste encore lié à celle-ci.

* Stéphane Pelletie. Hispaniste à l’Université Paris-Est-Créteil (Upec). Publicat originàriament a Libération, 05/04/12.

Artur Mas: “Mehr Europa, mehr Katalonien”. Die Fragen stellte Leo Wieland

MasHerr Ministerpräsident, wie geht es Katalonien, wie geht es Spanien und wie geht es Katalonien in Spanien?

Katalonien hinkt, Spanien auch und Katalonien in Spanien ist in Erwartungshaltung. Aber obwohl die wirtschaftliche Lage sehr schwierig ist, glaube ich, dass sowohl Katalonien als auch Spanien das Blatt wenden können. Dies ist nicht Griechenland. Unsere Lage ist auch besser als die Italiens. Wenn man also die Dinge, die nötig sind, entschlossen anpackt, dann, so bin ich überzeugt, finden wir eine Lösung.

Sie regieren seit einem Jahr mit schmerzhaften Maßnahmen, um Defizit und Schulden unter Kontrolle zu bringen. Was haben Sie gelernt, das die neue Zentralregierung unter Ministerpräsident Rajoy noch lernen muss?

Mein Motto war vom ersten Tag an: Man muss für die nächsten Generationen und nicht die nächsten Wahlen regieren. Vielleicht wird man paradoxerweise auf diese Art trotzdem Wahlen gewinnen. Unsere Erfahrung im Jahr 2011 war da sehr positiv. Trotz aller harten, scheinbar unpopulären Entscheidungen und wider alle Kritik und Demonstrationen, haben wir (die bürgerliche Regierungspartei Convergència i Unió) zuletzt sowohl noch die Kommunalwahlen gewonnen, als auch bei den nationalen Wahlen am besten abgeschnitten. Es gibt demnach eine schweigende Mehrheit, die versteht, was wir tun.

In Spanien herrscht mit 23 Prozent Arbeitslosigkeit und in Katalonien mit 20 Prozent noch immer ein bemerkenswerter sozialer Friede. Woran liegt das?

Die offiziellen Statistiken stimmen hier nicht mit der Wirklichkeit überein. Ein Politiker sollte das nicht sagen, aber die Arbeitslosenzahlen sind aufgeblasen. Aus zwei Gründen: Viele Spanier arbeiten in der Schattenwirtschaft, wahrscheinlich mehr als im übrigen Europa. Und es gibt Kollektive, die mitgezählt werden, obwohl sie gar keine Arbeit mehr suchen, wie zum Beispiel Frührentner. Sie beziehen zwar noch Arbeitslosengeld, halten aber nicht mehr nach einem Job Ausschau. Also kann man ruhig etwa fünf Prozentpunkte abziehen. Trotzdem ist das Problem noch gravierend genug. Aber Spanien hat in den letzten 20 Jahren einen ausreichend soliden Sozialstaat aufgebaut, um die Auswirkungen dieser Krise aufzufangen.

Woher sollen nun das Wachstum und die neuen Arbeitsplätze kommen?

Die künftigen Arbeitsplätze werden weder aus der öffentlichen Verwaltung noch von den multinationalen Konzernen kommen. Sie kommen, wenn sie kommen, vor allem in Katalonien, in kleinen und mittleren Betrieben. Was die Sektoren angeht, so werden sie aus der Exportindustrie, einer gewissen Reindustrialisierung durch die Rückkehr von Betrieben, die gegenwärtig im Ausland produzieren, und aus der Serviceindustrie, vor allem dem Tourismus kommen. Wir hatten hier 2011 ein Rekordjahr.

Ist Katalonien, die reichste der großen Regionen, noch der Dynamo der spanischen Wirtschaft?

Zu einem guten Teil schon. Die katalanische Wirtschaft bringt noch immer ein Fünftel der spanischen auf die Waage. Katalonien und die Region Madrid, mit jeweils rund sieben Millionen Einwohnern, sind die beiden wichtigsten Lokomotiven. Katalonien ist aber industrialisierter und exportorientierter und deckt damit rund 23 Prozent seines Bruttoinlandsproduktes ab. Im Falle Madrids sind es nur elf Prozent.

An diesem Mittwoch treffen Sie zum ersten Mal in Madrid mit Rajoy zusammen. Was wollen Sie von ihm, was wird er von Ihnen wollen?

Es wird eine erste tastende Begegnung sein. Ich werde ihm sagen, dass meine Regierung bereit ist, große Strukturreformen, zum Beispiel auf dem Arbeitsmarkt durchzusetzen und eine Politik der Sparsamkeit zu betreiben. Das ist kein Blankoscheck, aber wir wollen hier mit der Zentralregierung kooperieren. Im gleichen Sinn will ich mit ihm über die Stimulierung von Wirtschaftswachstum in Europa sprechen. Manche Partnerländer, Deutschland vorneweg, sind da sehr zurückhaltend. Und dann ist da die katalanische Agenda.

Worum geht es da?

Um die Steuerhoheit. Wir wollen die gleiche Souveränität, wie sie das Baskenland hat. Man kann nicht für die Ausgaben, aber nicht für die Einnahmen verantwortlich sein. Bei letzteren sind die meisten autonomen Regionen komplett von Madrid abhängig. Dort wird über die Steuern entschieden und uns schickt man dann eine Überweisung. Ich will hier volle Entscheidungsfähigkeit.

Ist dies die richtige Zeit für Veränderungen, die die Einheit Spaniens berühren?

Wir haben ein klares Ziel. Wir wollen mehr Europa und mehr Katalonien. Das bedeutet mehr politische Macht in Europa und mehr politische Macht zuhause. Kurzfristig ist das sicherlich nicht möglich. Aber es ist absolut nötig. Wenn wir uns Europa in 20 Jahren vorstellen, so müssen die Regionen und lokalen Bürger mehr Gewicht bekommen. Es hat keinen Sinn, dass die Zentralstaaten immer mehr Einfluss haben. Wir wollen unsere Souveränität nicht mit Madrid teilen. Wir wollen sie für uns haben.

Wie denken die sieben Millionen Einwohner Kataloniens darüber?

Es gibt kein ganz klares Panorama, aber eine interessante Entwicklung. Immer mehr Leute sind für die Souveränität. Das heißt nicht notwendigerweise die Unabhängigkeit. Im interdependenten Europa ist schon niemand mehr unabhängig, siehe Griechenland. In Katalonien sind jedoch immer mehr Leute für einen eigenen Staat. Dieser könnte dann mit Spanien eine Föderation oder Konföderation bilden. Das Gefühl ist, wir brauchen diesen eigenen Staat, um voranzukommen. Es geht nicht darum, mit Spanien zu brechen. Es geht mehr um eine Emanzipation. Kinder, wenn sie erwachsen werden, wollen nicht mit ihren Eltern brechen, aber in ihrem eigenen Haus wohnen. Noch ist das in Katalonien nicht die vorherrschende Strömung, aber doch etwa zu fünfzig Prozent mit zunehmender Tendenz.

Ist Schottland für Sie ein Modell?

Es gibt einige Ähnlichkeiten. Aber das Vereinigte Königreich ist nicht Spanien und Katalonien nicht Schottland. Katalonien hat weit mehr Gewicht in Spanien als Schottland in Großbritannien. Katalonien hat eine sehr gemischte Bevölkerung, Schottland weniger. Aber Großbritannien hat eine viel solidere und liebenswürdigere Demokratie als Spanien.

Warum hat Katalonien den Stierkampf verboten, erlaubt aber weiter die Stierhatz („correbous“) bei Volksfesten?

Wir haben die Corrida nicht aus Identitätsgründen verboten, sondern aus Respekt vor den Tieren. Der Stierkampf wurde in Katalonien ohnehin immer schwächer und war schließlich vor allem nur noch auf den Tourismus ausgerichtet. Bei den „correbous“ im Ebrodelta wird außerdem der Stier nicht getötet. Das ist schon ein großer Unterschied.

Per accedir a la traducció catalana de l’entrevista de Leo Wieland, corresponsal del Frankfurter Allgemeine Zeitung, al president Artur Mas, cliqueu aquí.

“Catalunya reclama un nou acord amb Espanya”, entrevista de Victor Mallet al president Artur Mas

Segons declaracions d’Artur Mas, president del Govern català, Catalunya reclamarà enguany un nou acord econòmic amb l’Estat espanyol, el qual hauria de dotar la Generalitat de més autonomia financera i reduir els diners catalans transferits a d’altres territoris més pobres.

En cas de rebuig per part del Govern espanyol, el «divorci» entre Catalunya i Espanya continuarà creixent, ha declarat Mas en una entrevista al Financial Times, la qual va tenir lloc a la seu del Palau de la Generalitat, edifici del segle XV que és la seu del Govern català des de fa segles.

Mas troba paral·lelismes entre la situació catalana i l’escocesa, en què també hi ha demandes d’independència o d’un major retorn de competències per part del Govern de Londres. Tanmateix, cal destacar una diferència important: Catalunya és la regió autònoma més rica d’Espanya després de Madrid. El seu pes sobre l’economia espanyola és superior al d’Escòcia sobre el Regne Unit. Tant Escòcia com Catalunya van perdre la seva independència amb cinc anys de diferència a principis del segle XVIII.

«Catalunya no pot continuar suportant el drenatge fiscal que tenim actualment, que equival a un 8 o 9% del PIB (uns 17 milions d’euros) cada any», considera Mas.

El President declara que Catalunya, amb un PIB de 200 milions d’euros, que equival a una cinquena part del PIB espanyol, està dissenyant un pla per a aconseguir un «pacte fiscal» que dotarà la Generalitat de més responsabilitat pel que fa als seus propis impostos i reduirà a la meitat les transferències a l’Estat per a pagar serveis com defensa o el fons de solidaritat que finança les regions més pobres.

«[La demanda del pacte fiscal] arribarà a la taula de Rajoy durant el 2012 o a principis del 2013», explica Mas, referint-se a Mariano Rajoy, el nou president del govern de centre-dreta que va arribar al poder el mes passat, després de la victòria del Partit Popular a les eleccions generals del novembre.

«L’statu quo no funciona», assegura el president de la Generalitat.

«Hi ha un divorci creixent, perquè els catalans tenen la sensació –i tenen raó– que d’una manera continuada i repetida no se’ns respecta la identitat o la llengua, i que no rebem suport en matèria econòmica i social.»

«Per tant, el nostre projecte a curt termini és la sobirania fiscal…, i a llarg termini ja ho veurem.»

Mas, que té cinquanta-cinc anys i és successor de Jordi Pujol, el nacionalista que va governar la regió durant vint-i-tres anys després de la mort del dictador espanyol Francisco Franco, assegura que no veu cap raó per la qual Catalunya no hagi de ser un estat independent, com Finlàndia, Dinamarca o Holanda.

«Volem ser l’Holanda del sud i podem ser-ho», defensa el president. «Holanda és una societat molt oberta, amb base industrial, i ha fet un gran esforç en innovació i ciència.»

Així i tot, Mas considera que la societat catalana encara està molt dividida sobre la qüestió de la independència, cosa que la converteix en un objectiu poc realista a curt termini, mentre que ara sí que hi ha un ampli i fort suport per a aconseguir un nou pacte fiscal amb la resta d’Espanya que alleugeri la càrrega sobre l’economia local.

Tal com va passar a Escòcia, Mas ha defensat que l’opció afavorida va ser una via intermèdia entre l’statu quo i la independència total.

Mas demana «més Catalunya i més Europa», amb l’argument que la independència nacional és cada vegada menys significativa en un moment en què Berlín i Brussel·les dicten la política de l’eurozona, fins al punt de poder nomenar Mario Monti primer ministre tecnòcrata italià.

El govern de Rajoy ha amenaçat d’augmentar el control sobre les regions espanyoles, a les quals culpa del dèficit públic del país i de no permetre, per tant, que Espanya compleixi els objectius fiscals acordats amb Brussel·les. Però els líders catalans insisteixen a assegurar que, d’ençà que ells són al poder, la seva administració és de les primeres que ha imposat mesures estrictes d’austeritat.

Enguany la Generalitat té previst de retallar la remuneració dels funcionaris gairebé un 5%, reducció que se suma a l’establerta en l’àmbit nacional el 2010, també del 5%. La Generalitat també cobrarà una taxa sobre les receptes mèdiques i té prevista la venda d’actius propis. Totes aquestes mesures són pioneres a Espanya.

Amb l’austeritat en marxa, els catalans volen un nou acord. «Si Espanya ens ajuda, la societat catalana no està en contra de pertànyer-hi, tot i que sí que hi ha una part de la gent que està clarament a favor de la independència», diu Mas. «Però si l’Estat espanyol ens nega el respecte i el suport, el sentiment que Catalunya necessita un estat propi continuarà creixent.»

Entrevista publicada originalment en anglès al Financial Times, el 16 de gener de 2011.

>Estrena del documental sobre La Crida a la Solidaritat

>El proper dilluns dia 20 s’estrenarà a la Sala Escarré del CIEMEN un documental sobre la història del moviment La Crida a la Solidaritat. El reportatge serà emès també pel Canal33 el proper 24 de juny a les 23:15h.



Tràiler del documental “La Crida, Història d’una resposta” from Zeba Produccions on Vimeo.

>Fotografies del Seminari "És possible dir Adéu a Espanya?"

> Vista general del seminari

Sra. Dolors Genovès, Dra. Simona Škrabec, Dr. Carles Boix, Dra. Montserrat Guibernau, Dr. Edward Hugh i la Sra. Mònica Sabata
El Dr. Agustí Colomines i la Dra. Imma Tubella
Vista general, amb alguns dels assistents, com Miquel Calçada, Marçal Sintes o Sergi González.
Acte d’inauguració

Vegeu els comentaris que sobre l’acte han publicat el Dr. Ivan Serrano Balaguer i Marc Sanjaume.

>La internacionalització del catalanisme al primer terç del segle XX

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El darrer llibre de l’Editorial Afers, coeditat amb Publicacions de la Universitat de València, a la col·lecció “El món de les nacions” —que amb aquest lliurament arriba al número 15 i es consolida com una de les col·leccions més importants en català sobre el tema nacional i identitari— és l’estudi de Xosé Manoel Núñez Seixas, Internacionalitzant el nacionalisme. El catalanisme polític i la qüestió nacional a Europa (1914-1936). Arran de l’esclat de la Primera Guerra Mundial el 1914, va tenir lloc una globalització de les aspiracions dels nacionalismes sense Estat. El catalanisme també va recollir molts dels debats teòrics que llavors es van desenvolupar a l’escena internacional, reformulant les seues aspiracions d’autogovern i revitalitzant-les, mirant enfora i inspirant-se en altres nacionalismes europeus. Després de la pau de Versalles del 1919, una bona part del catalanisme polític va adaptar a les circumstàncies de Catalunya el marc discursiu i teòric de les reivindicacions de les nacions sense estat en termes de «minoria nacional», susceptible d’ésser protegida pels tractats de minories de la Societat de Nacions. El catalanisme, i en particular la Lliga, va dur a terme una intensa activitat protodiplomàtica, que va portar alguns dels seus líders, com ara Joan Estelrich i Francesc Maspons i Anglasell, a jugar un paper de relleu al si del moviment europeu de les minories nacionals. Durant els anys de la Segona República espanyola, tanmateix, el moviment de les minories europees va esdevenir una opció atractiva només per als grups independentistes. Mentrestant, d’una banda, el catalanisme conservador privilegiava l’estratègia d’intervenir a la política exterior de l’Estat republicà, i, d’altra banda, començava a consolidar-se un discurs, sobretot al si d’Esquerra Republicana, que avançava la idea d’una «Europa de les nacions» per damunt dels Estats constituïts.Xosé Manoel Núñez Seixas (Ourense, Galícia, 1966) es va doctorar a l’Institut Universitari Europeu de Florència i és catedràtic d’Història Contemporània a la Universitat de Santiago de Compostel·la. S’ha especialitzat en l’estudi comparat dels nacionalismes ibèrics i europeus, així com també en estudis migratoris i la història cultural de la violència, i és autor d’una dotzena de llibres i nombrosos articles en revistes i volums col·lectius d’àmbit internacional. Entre les seues darreres obres, destaquen ¡Fuera el invasor! Nacionalismos y movilización bélica durante la guerra civil española, 1936-1939 (2006), l’edició de La construcción de la identidad regional en Europa y España (Ayer, 64, 2006), l’assaig Imperios de muerte: la guerra germano-soviética, 1941-1945 (2007), el volum col·lectiu, editat amb P. Cagiao, O exilio galego de 1936 (2006), i, juntament amb P. Cagiao, Galicia e o Río da Prata (2007). És membre del consell de redacció de les revistes Ayer, Historia del Presente i Estudios Migratorios Latinoamericanos, i membre del consell assessor de les revistes European History Quarterly, Segle XX. Revista Catalana d’Història i Historia Social. El llibre que ara edita Afers constitueix una part inèdita de la seua tesi doctoral i suposa una nova visió, qualitativa i quantitativa del catalanisme en l’àmbit internacional.

Miquel Rosselló

>Josep Termes, un referent

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Tots els països tenen uns homes i dones que, fora de la confrontació política, la societat els mira a l’hora de les confusions, a l’hora de posicionar-se davant els fets més diversos. En el nostre cas encara més per l’obligatorietat que comporta no tenir plena llibertat nacional, en haver de mirar sempre cap a dos escenaris, el que fem a nivell nacional i aquell on hem de jugar en l’àmbit espanyol. Els nostres mestres de pensament més coneguts de la Catalunya contemporània aportaven des de camps prou diferents una defensa explícita de la catalanitat, dels drets econòmics, socials, culturals i nacionals del país. Sabent les mancances de la relació, podríem citar: Manyé i Flaquer, Valentí Almirall, Joan Maragall, Prat de la Riba, Eugeni d’Ors, Gaziel, Josep Maria de Sagarra, Carles Riba i Rovira i Virgili.

La guerra ho trinxà tot, el país s’escindí. En la lluita pel dret a viure i per evitar el genocidi cultural de postguerra hi trobem noms extraordinaris de tremp i generositat, però no hi són d’altres, l’absència dels quals dol. Aleshores aparegué una generació cultural nascuda als trenta i quaranta que va sumar-se al PSUC, al partit dels comunistes de Catalunya, en els moments més durs de la lluita pels drets laborals i nacionals. Com diu en Lluís Duran o tan elogiosament destacà en Jordi Pujol, el PSUC era treball i pàtria. Persones que eren més antifranquistes que comunistes, com afirmava en el darrer article Antoni Gutiérrez Díaz, el Guti. Home clau per explicar l’abast tan ampli de suport, i en conseqüència de lluita antifranquista, que el seu partit tingué de forma destacada, possiblement per sobre de la resta de les forces antifranquistes.

Josep Termes va ser-hi i es va comprometre a fons, amb risc i convenciment. Home provinent del món popular del barri barceloní d’en Grassot, fill d’emigrants pagesos pobres de la Terra Alta i la Segarra, no es deixà enlluernar per un marxisme de cartró pedra, i quan aquest derivà vers un sectarisme marxista-leninista hagué de marxar. A la universitat també va patir les represàlies d’un món oficial que no acceptava esperits lliures. Res va ser obstacle per passar de ser un llicenciat en farmàcia a un dels historiadors –catedràtic universitari– més lúcids a nivell català i espanyol.

Historiadors com ell i altres alumnes de Vicens Vives, com Joan Reglà, Jordi Mercader, Josep Fontana, Jordi Nadal, Albert Balcells, Ernest Lluch, etc., o més joves, Rafael Aracil, J.M. Salrach, Eva Serra, etc. van ajudar a reflexionar el país sense por i amb una àmplia apertura de mires. En Termes ho va fer anant a les arrels del catalanisme i el seu origen popular, que desfeien les indocumentades valoracions d’un suposat origen burgès d’un moviment que mou milions de persones. Aitals tonteries en el fons amagaven matusseres interpretacions que feien en aquell temps intel·lectuals ortodoxos d’un comunisme prosoviètic (sic!) fins i tot amb arguments de base estalinista. Alguns d’ells de notòria família franquista i de casa bona.

El catalanisme, el moviment obrer i la seva singularitat única en la història de la humanitat, l’anarcosindicalisme, l’emigració de postguerra procedent de totes les Espanyes –com a ell li agrada de dir–, el dirigir tot un estol d’historiadors joves que buscaven línies noves de recerca, crítica i valoració i trobaven un col·lega impensat lluny dels estirats i tibats doctes més comuns, foren els seus camps de treball. La seva trajectòria rebé un reconeixement públic el 2006 amb el Premi d’Honor de les Lletres Catalanes, atorgat per Òmnium Cultural. El 1990 ja havia rebut la Creu de Sant Jordi. I ara acaba de rebre el Premi de la Comissió de la Dignitat. Tot més que merescut, però abans, aquest historiador bibliòfil, desordenat de debò, però amb un cap lúcid d’allò més, ha fet divulgació, ha parlat per a tothom i a tot arreu. Ha arribat a la gent.

En Pierre Vilar sempre deia que el científic de les ciències socials es devia a la societat. En Josep Termes ha fet això, sense fer escola acadèmica oficial l’ha fet tan extensa com el que més. A Catalunya i a Espanya ha anat a l’arrel dels problemes i amb rigor intel·lectual ens ha ajudat i ajuda a conèixer el moment pretèrit d’ahir que explica el perquè avui cap intel·lectual honest pot inhibir-se davant un futur nacional on tot el que es decideixi està a les nostres mans.

Article de JOSEP M. SOLÉ I SABATÉ. Publicat a l’Avui, el 06/02/10. Il·lustració: Guillem Cifré

>"(Nou) Resum d’història del catalanisme", el darrer llibre del professor Josep Termes

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El professor Josep Termes, catedràtic emèrit de la Universitat de Barcelona i membre del comitè científic de l’Àrea, acaba de publicar el llibre (Nou) Resum d’història del catalanisme (Editorial Base), que és una síntesi lúcida i innovadora del moviment catalanista des dels orígens fins als difícils anys de la dictadura franquista, destinat a substituir el llibre clàssic d’Antoni Rovira i Virgili. L’autor presenta el catalanisme com un moviment de defensa de la identitat i de lluita per aconseguir un autogovern per a Catalunya, lluny del centralisme i de l’uniformisme. Al llarg d’aquest llibre hi desfilen els grans moments d’aquesta llarga lluita de supervivència de Catalunya com a nació i dels seus signes d’identitat. Es tracta d’una obra imprescindible per entendre el moviment de la Renaixença, els congressos catalanistes, les Bases de Manresa, la formació dels diversos partits catalanistes de dretes i esquerres, la Mancomunitat de Catalunya, l’Estatut d’Autonomia durant la Segona República i els diversos corrents d’un moviment que va ser plural i que va arrelar en les classes populars de Catalunya. La introducció del llibre inclou, a més, una aguda i perspicaç crítica a la interpretació marxista i soleturiana sobre els orígens del catalanisme.
Anteriorment, el professor Termes ja havia publicat altres obres dedicades a la temàtica: La immigració a Catalunya i altres estudis d’història del nacionalisme català (1984), Les Bases de Manresa de 1892 i els orígens del catalanisme (1992, juntament amb Agustí Colomines), Les arrels populars del catalanisme (1999), Història del catalanisme fins al 1923 (2001), Patriotes i resistents. Història del primer catalanisme (2003, juntament amb Agustí Colomines) i La catalanitat obrera. La República Catalana, l’Estatut de 1932 i el Moviment Obrer (2007). L’any 2006, Josep Termes va ser guardonat amb el Premi d’Honor de les Lletres Catalanes.